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Effondrement du Rana Plaza en 2013, où en est-on ?

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Elle peut effectivement être considérée comme le symbole des abus de la fast fashion,

puisqu’elle a fait 1 127 morts et plus de 2 000 blessés parmi les 5 000 ouvriers et ouvrières employés illégalement par quelques entreprises textiles.

Ce qui s’est réellement passé le 24 avril 2013

Situé à Savar, dans la banlieue de Dacca, au Bangladesh, le Rana Plaza est un immeuble de 8 étages abritant 6 usines textiles. Il présentait de graves fissures la veille de l’effondrement, mais les responsables des entreprises occidentales ont quand même obligé les ouvriers et les ouvrières à poursuivre leurs activités, en menaçant de licencier les récalcitrants.
Le bâtiment s’est effondré seulement une demi-heure après la reprise. Certains travailleurs avaient encore la chance de s’échapper, mais il y avait une coupure d’électricité, les issues étaient bloquées, puis la vibration des groupes électrogènes a aussi favorisé l’écroulement.
D’après les résultats des enquêtes, la structure du Rana Plaza n’était pas adaptée à l’installation d’ateliers avec de nombreuses machines et ouvriers. Elle ne pouvait pas supporter un tel poids et de telles vibrations.

La prise de conscience et l’adoption de la loi Rana Plaza

L’effondrement du Rana Plaza a remis en question le mode de production privilégié par les marques de fast fashion. Il a démontré à quel point les travailleurs du textile sont mal traités. Non seulement ils travaillent dans de très mauvaises conditions, mais ils sont aussi mal payés.
En fait, les principes et limites de la mode rapide peuvent être résumés comme suit : « Produire loin à bas coût des vêtements si bon marché et de si piètre qualité ». Ce qui ne tient pas compte de la situation des ouvriers ni des éventuels impacts sur l’environnement, mais juste des objectifs commerciaux de l’entreprise.
En 2017, la proposition de loi dénommée « loi Rana Plaza » fut adoptée. Celle-ci impose un devoir de vigilance aux grandes firmes afin de prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes et aussi l’environnement.
En 2019, la loi Rana Plaza peinait encore à porter ses fruits et en 2020, une décision du tribunal judiciaire de Nanterre a remis en cause cette loi en la renvoyant aux mains du tribunal de commerce.
Quoi qu’il en soit, l’effondrement du Rana Plaza a démontré les formes extrêmes de production qui se cachent derrière la mondialisation. Elle a entraîné une véritable prise de conscience. C’est pourquoi une mode plus éthique constitue désormais la priorité pour beaucoup.

Pour une mode plus éthique

La catastrophe du 24 avril 2013 a engendré une prise de conscience mondiale. Autant du côté des consommateurs que des acteurs de ce secteur, c’est-à-dire le secteur de la mode. Les consommateurs ont pris conscience pour la plupart qu’aujourd’hui on ne devait plus voir des catastrophes comme celle-ci se reproduire. Ce qui veut dire que c’est toute la façon de consommer qui doit se transformer, stop à une mondialisation qui au lieu d’apporter un progrès ne fait que causer dégâts et misères aussi bien sur le plan écologique que social. Le consommer local doit être le mot d’ordre des futures générations pour un monde meilleurs. L’artisanat doit retrouver sa place qu’il n’aurait jamais du perdre. On parle de savoir-faire centenaires dans tous les secteurs de la production qui doivent à nouveau occuper la place qui était la leur avant que le monde de la finance n’en décide autrement. Les ateliers de couture, de la confection se retrouve dans une dynamique de relocalisation. Des initiatives fleurissent un peu partout comme mes rêves en popeline à Béziers qui propose de la confection sur mesure pour les vêtements bébé et enfant.

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